INTRODUCTION

 

Pourquoi un nouveau site sur le monnayage de Probus, alors qu'il y a tant d'autres sites extrêmement bien faits ? Je pense principalement à  http://probvs.net/probvs (de Grzegorz Kryszczuk)  et  www.probuscoins.fr (de Christophe Oliva). Et ensuite toutes ces bases de données et forums regroupant de très intéressantes collections que l'on peut trouver sur internet.

 

Dans le cas présent, le but premier était de publier ma collection avant de la disperser puisque hélas mes fils ne sont pas intéressés à reprendre le flambeau. Plusieurs options s'offraient à moi : soit je faisais réaliser un beau catalogue de vente dédié à ma collection, soit je faisais publier une version papier à frais d'auteur, soit encore je réalisais un site web qui, malgré le fait qu'il soit en français, risquait de rendre plus de services aux autres collectionneurs qui me feraient l'honneur de le visiter. Pour ce faire, je devais me distinguer des approches réalisées par la majorité des autres sites relatifs à Probus et qui sont principalement des bases de données axées sur le classement par n° du RIC ou tout autre critère via un moteur de recherche. Or ici, je ne disposais que d'une vision figée puisqu'aucun moteur de recherche ne m'était disponible. J'ai ainsi choisi le classement le plus didactique possible, à savoir celui basé sur celui des émissions à l'intérieur de chaque atelier en tenant compte des dernières données en la matière.

 

Deux ouvrages - seulement deux - sont utiles aux collectionneurs de monnaies de Probus :

K. Pink, "Der Aufbau der römischen Münzprägung in der Kaiserzeit, VI,1, Probus", dans N.Z. 73 (1949), pp. 13-74, pour l'ensemble du monnayage de cet empereur,

et P. Bastien, "Le monnayage de l'atelier de Lyon ; de l'ouverture de l'atelier par Aurélien à la mort de Carin (fin 274 - mi-285)" dans Numismatique romaine, Essais, recherches et documents, IX, Wetteren 1976,  pour un inventaire complet de la partie spécifique à l'atelier de Lyon. L'exhaustivité est exigeante et c'est la raison pour laquelle deux suppléments (Bast.(s1) et Bast.(s2)) ont déjà été publiés, respectivement en 1989 et en 2003.

A côté de ces deux ouvrages de références, plusieurs articles portant sur des points plus spécifiques apportent des précisions précieuses pour la connaissance de ce monnayage. Je pense particulièrement aux nombreux articles de Sylviane Estiot avec qui j'ai la chance de pouvoir parfois collaborer en tant que chercheur associé dans son équipe du CNRS, laboratoire HISOMA. Une recherche internet sur la bibliographie de Sylviane Estiot vous donnerait par exemple envie de lire (téléchargeables) :